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QUAND J'ÉTAIS PETIT GARÇON
l'attrait de l'uniforme et des belles machines à moteur me donna l'idée de devenir motard de la gendarmerie…
Mais bientôt ma gourmandise prit le dessus et je rêvais de revêtir la toque du pâtissier.
Enfin, une troisième destinée possible fit son apparition :
faire le clown !

Je ne sais si je possédais alors les qualités requises pour exercer l'un ou l'autre de ces métiers… Je sais seulement que je n'ai persévéré dans aucun de ces choix. Pourquoi ?

Il y a cependant des rêves de petit garçon qui ne disparaissent jamais ! Trouver un trésor, enfoui au plus profond
d'un labyrinthe, lui-même caché derrière les hautes murailles d'un château fort…

Voilà un défi que chacun relève, chaque jour, toute une vie…

CHÂTEAU FORT
Plus il est haut perché, plus il est inaccessible, plus ses murailles sont épaisses et imposantes, plus ses tours sont élancées et fières…
…mieux je me sentirai, protégé, à l'abri, inaccessible et invulnérable.

C'est à seize ans que mon amour pour les châteaux forts a démarré, alors que je passais mes vacances dans le Périgord.
Le château de Beynac qui dominait la Dordogne avait vraiment fière allure !
Et je n'avais pas encore connaissance de Castelnaud, son voisin et ancien rival. Et de nombreux autres qui jalonnaient cette vallée, et d'autres vallées encore, et tous ces monts, ces sommets chapeautés de forteresses !

Je découvris, au hasard de voyages : Suscinio, sur la presqu'île de Rhuys, dans le Morbihan, le Haut Koenigsbourg, en Alsace, Château Gaillard, en Normandie, et d'autres moins célèbres mais tout aussi impressionnants.

   
    Plein les chevilles

L'auteur-petit CV

20 années de graphisme

30 années de jeux

40 années de petits miquets

50 années de musique

60 années de blabla

70 années pour l'ouvrir
     

ILE DESERTE
Famille nombreuse, famille heureuse !
Mais, avec cinq frère et sœurs, il est parfois nécessaire de pouvoir se retrouver seul !
Et le mythe du naufragé qui se débrouille, seul et avec un couteau de poche, pour bâtir un domaine de roi, avec château
et dépendances, c'est du costaud !
Je pense que tout le monde aura rêvé avec Robinson Crusoë…
Pour ma part j'ai aussi rêvé avec le journaliste Georges De Caunes qui tenta un séjour en solitaire sur un îlot désert. Son aventure cessa à cause… des moustiques ! Je fus déçu de cet échec, sans vraiment comprendre…

LABYRINTHES
Je me rappelle avoir fait souvent (plusieurs fois) ce même cauchemar, quand j'étais enfant.
Je marchais sur une longue route rectiligne, qui filait, droite, vers l'horizon, au milieu d'un espace uniformément plat et désert. Devant moi roulait, très lentement mais d'un mouvement que rien ne pouvait arrêter, un énorme cylindre, rugueux et de couleur brunâtre.
…et j'étais tenu pour responsable de ce qu'il arrivait !
Je ne sais toujours pas quel drame se jouait là dans mon cerveau d'enfant, mais c'était cauchemardesque !
Est-ce ce souvenir inconscient qui me fait aimer les tours et détours des labyrinthes ?
Reconnaissons en tous cas que ce mythe hante tout un chacun et que, tout petit, l'enf
ant adore s'engouffrer dans ses dédales !

ALCHIMIE
Non, je n'ai jamais possédé cette boîte de "petit chimiste" qui permet de faire des expériences dites "amusantes".
Mon attirance pour l'alchimie réside sans doute pour son côté quête inaccessible mais porteuse de rêves.
Il ne s'agit pas seulement de fabriquer de l'or, pour l'alchimiste, mais d'atteindre une sorte d'idéal et la pierre philosophale n'en est que le moyen…

 

SORCIÈRES…
Fin des années 50…J'écoute "Terre des jeunes" à la radio. Cette émission diffusait régulièrement (toutes les semaines ?) des contes que j'adorais… et que j'aime toujours autant !
Je me souviens de la voix de la sorcière… cassée, eraillée. C'était la voix de Mariane Oswald.
Mais je n'ai pas souvenir qu'elle m'ait fait peur, cette sorcière, ni aucune autre, d'ailleurs. Sans doute devais-je sentir que cette image de l'affreuse et méchante femme qu'on nous présente encore n'était pas réelle.
Je compris beaucoup plus tard, en effet, que c'était l'Eglise catholique qui s'était empressée d'imposer cette image.
Elle fit avouer à de pauvres femmes, sous la torture bien entendu, qu'elles étaient capables de voler sur un balai, qu'elles fréquentaient et connaissaient (au sens biblique du terme) le Diable en personne… et bien d'autres absurdités.

…ET CONTES DE FÉES
Dans ces contes, peuplés d'ogres, de géants, de nains, de lutins, de sorcières, de loups, de vouivres et autres animaux fabuleux, il n'est qu'un personnage qui me soit resté indifférent.
Indifférent parce que mièvre, c'est la fée ! Celle-là même qui donne son nom générique à nos vieux contes !
Comme quoi les enfants aiment à se faire peur !

TRÉSOR
Qui n'a pas eu, enfant, sa boîte aux trésors ?
Que pouvait-elle contenir, alors ? Un marron ramassé en septembre sur le chemin de la rentrée des classes,
un joli caillou rond et lisse, deux coquillages nacrés, un scoubidou bleu et orange, une pièce de monnaie ancienne, un soldat-pion d'échec trouvé dans un paquet de café Mokarex…
Bien piètres richesses comparées à tous les coffres de pirates, les trésors de chevaliers, les pépites d'or de cow-boys qui s'entassaient dans mon imagination !

 
         
  Ci-dessus :
Atelier d'alchimiste, tl que je le dessinais à 16 ans…