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        Je (1) suis né en 1950. J'ai donc traversé la moitié du XXème siècle.
Aujourd'hui je peux dire que ça s'est fait à toute vitesse !
C'est une réalité : plus le temps passe, plus il semble pressé !
               
  Ci-dessus : famille Mahler - 1958 à Chatou (Seine-et-Oise à l'époque).
De gauche à droite : Ghislaine, ma mère, moi, Annie, Olivier, France-Lise
et Viviane.

 

PETIT CURRICULUM VITÆ

1950
J'arrive, cinquième enfant d'une famille de six, né à la queue du peloton des baby boomers, l'avant-dernier mois de l'année et le dernier jour du dernier décan du signe des scorpions… (2)

1957
Après avoir appris à lire et à écrire au cours privé de madame Fleury, je rejoins l'école communale, en banlieue parisienne. Tout se passe plutôt bien pour les études. J'ai même obtenu des prix. Ça existait encore dans les années 50. De grands et gros livres rouges. J'ai un peu honte de dire que je ne les ai jamais lus… Mais j'ai toujours en mémoire le dessin qui illustrait la couverture de "L'aigle du Caucase" ou de "Robin des bois".

1961
Arrivé au lycée (on ne parlait pas encore de collège), les choses se gâtent… Il me faudra neuf ans pour gravir les sept degrés qui mènent à la classe terminale (3). Je le reconnais bien volontiers, je n'étais pas un bûcheur, mais, à mon insu, je commençais à préparer mes futurs métiers (4).

1970
Suivent alors deux années d'études d'architecture aux Beaux-Arts. Ces années d'étudiant sont largement dominées par un sentiment de liberté, voire de libération. Ce qui n'aide pas, une fois de plus à étudier sérieusement. Depuis quelques années déjà je préfère le dessin et la musique, mais je n'imagine pas pouvoir en vivre.

1973
Je me débarrasse d'une année de service militaire, avec la chance de la passer dans un bureau, à cinq kilomètres de chez moi. Là encore je dessine beaucoup et passe quelques permissions à répéter ou faire quelques concerts avec les copains. Nous jouons, ou essayons de jouer, du bluegrass (5).

1974
C'est ensuite auprès de mon père, qui possède une petite société d'édition et de publicité, que j'apprends tous les rudiments de la mise en page et des métiers de l'imprimerie (6).

1976
Arrivent les années "Antirouille". C'est le nom d'un mensuel pour jeunes, basé à Paris, dans lequel je m'éclate littéralement, avec une douzaine d'autres "fous" ! Ici tout est possible question dessins d'illustration et mise en pages. On s'en donne à cœur joie. Le journal cesse de paraître au bout de quatre ans.

     
   

1979
Suit alors une année de chômage. A cette époque, on avait la possibilité de toucher 90% de son ancien salaire pendant une année… Parti en Bretagne avec ma compagne, je me passionne alors pour la culture des légumes. Quel plaisir de faire pousser et récolter tout ça !

1981
Je reprends le chemin d'un travail rémunéré. Je m'occupe de la partie mise en pages d'un journal gratuit de petites annonces. Parallèlement, le plaisir d'allier dessin et jeu se concrétise dans la réalisation de labyrinthes. Je commence à en vendre quelques uns dans la presse parisienne.

1985
Je déménage vers la Normandie et, à la faveur d'une nouvelle période de chômage, je poursuis mes démarches pour proposer des jeux et des dessins dans la presse. Mes efforts portent leurs fruits. Quatre enfants naissent pendant ces années : Louise, Blanche, Emile et Suzanne.

1996
Séparation d'avec ma compagne, puis nouvelle vie conjugale. En même temps, j'ai moins de commandes de jeux et de dessins. Période de vaches maigres… Naissance de Casimir.

2002
Je décide de me (re)lancer dans la mise en page. Surtout qu'avec l'arrivée de l'informatique, l'aspect ludique de ce métier est multiplié par mille ! Toujours à mon compte, je renoue avec mon premier métier : graphiste.

2015
Fin de mes activités de graphiste, mais je continue de produire quelques jeux. Le montant de ma retraite est plus élevé que les revenus de mes dernières années d'activité. Incroyable ! et merci les années de vaches grasses.


1). Comment faire pour éviter de commencer ce chapitre par "je" ?
(2). Le 21 novembre.
(3). Quand arrive mai 68 je passe les jours de grève à dessiner…
(4) Mes deux passions des années 14 ans et suivantes : la BD et le folk.
(5) Je dirais que c'est de la country music sans électricité et sans batterie.
(6). Aujourd'hui on dirait de la chaîne graphique.
Plein les chevilles

10 années de rêves

20 années de graphisme

30 années de jeux

40 années de petits miquets

50 années de musique

60 années de blabla

70 années pour l'ouvrir
 
       
  Ci-dessus, ma mère, Hélène Monteil,
en 1918. Ci-dessous : Famille Mahler
en 1912 à Mulhouse (Haut-Rhin).
De gauche à droite : Albert, Frédéric (mon père), André, Frédéric (mon grand-père), Emma (ma grand-mère) et Marguerite.
 

Ci-dessous : autoportrait, à l'occasion de l'anniversaire "à Luc baba et ses quarante balais".  
     
   

Génération suivante, à Amfreville-sous-les-Monts (Eure). Ci-dessus en 1993, de gauche à droite : moi, Suzanne, Emile, Blanche et Louise. Ci-dessous, 2004, de gauche à droite : Catherine, Casimir, Suzanne, Emile, Blanche, Louise et moi.